mardi 25 avril 2017

5 ans de FG2 !

Comme vous le savez, ce blog parle de ce dont j'ai envie. Et comme depuis deux jours, tout le monde s'est transformé en analyste politique sur les réseaux sociaux, je préfère rester moi-même et ne pas parler de ces choses-là. Surtout qu'aujourd'hui, c'est les 5 ans de Forgotten Generation 2 !

Un numéro qui a bien montré que c'était un tour de force de sortir 72 pages de BD, sachant qu'en plus je voulais un bimestriel, à la base. Mais force est de constater que je ne suis pas assez productif, ni prévoyant, et surtout, faut bien que l'argent sorte de quelque part. Mais on l'a fait ! On a bien bossé à nouveau pour recommencer l'exploit qui nous a fait sortir le premier numéro ! Mais les circonstances ont été assez spéciales, il faut le reconnaître.

Déjà, pas de World Justice, ni de Raphael. Mes estimés collègues et amis ont dû choisir, et donc les deux épisodes qui étaient commencés restent inachevés. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne reverra pas ces personnages un jour. Du coup, on a intégré une petite galerie avec des dessins récents de Sophie, pour montrer qu'elle n'était pas l'oubliée de Forgotten Generation. Ha ha, ho ho. Edwin, lui, a préféré se consacrer à Sentinel. Mais voilà, deux BD en moins, ça faisait un appel d'air qu'il fallait combler.

Heureusement, mon ami Fabien avait dans sa besace la traduction du premier épisode d'Atoman, le premier super-héros atomique, ce qui a permis de placer cette création de Jerry Robinson au sommaire. Et c'est là que, peu de temps après, avant qu'on ait une date de sortie, ledit Jerry Robinson casse sa pipe. On lui glisse donc une petite galerie d'hommages, parce que son travail va bien au-delà d'Atoman et de Batman, et c'est ce qui m'orientera vers ses Black Terror plus tard.

Parler du numéro deux sans mentionner Drak Béryl serait fort malvenu, parce que mine de rien, le héros avait déjà une certaine renommée sur Internet, et ça nous a ajouté trois auteurs au triumvirat de base que nous étions, autant dire que c'était de l'air frais. Mais voilà, les origines de Drak Béryl, ça ne fait pas une très longue BD. Il restait donc encore de la place. Mais pas question de mettre une nouvelle, parce que, comme nous l'avons constaté, la plupart des critiques du numéro 1 passaient complètement sous silence l'existence de la nouvelle L'avènement, allez savoir pourquoi.

C'est là que j'interviens. Parce que les critiques, elles ont bien ciblé le premier épisode de Dark Fates, notamment son style graphique. Il faut reconnaître qu'entre l'exécution et la publication, il s'est écoulé trois ans, et je ne voulais pas refaire les planches, parce que j'avais l'impression que j'allais me mettre à faire du révisionnisme endiablé si je commençais (maintenant, j'ai changé d'avis et je me dis qu'il faut absolument que je retravaille tout le début si je veux en faire une belle publication). Et puis le début in medias res du premier épisode a décontenancé un peu les gens. C'est là qu'est arrivée l'idée de faire une histoire courte de Dark Fates, ce qui permettait non seulement d'ajouter 7 pages au magazine, mais aussi de montrer que mon style avait bien évolué depuis 2009. Une histoire située dans le passé, pour commencer à poser les jalons du reste de la série. Cette histoire, nommée "Alter Mann", d'après une chanson de Rammstein, a été composée avec un peu d'aide de la part de Maxime et ne comporte que peu d'action. Même si rétrospectivement, j'ai des choses à en redire, j'en suis quand même assez fier, car elle a été écrite et dessinée en un temps assez court, et a été facile à mettre en scène.

D'une manière générale, je suis fier de ce numéro deux dans son ensemble. On a vraiment réussi à transformer l'essai. Et encore, ce n'était que le début ! Une belle aventure, dont il reste un exemplaire commandable : qui le veut ? Une seule adresse : http://arcadiagraphicstudio.blogspot.com/

jeudi 23 mars 2017

A Ligugé ce week-end


 Ce week-end, comme chaque année maintenant, je serai en dédicace au festival BD de Ligugé au domaine de Givray (86). L'entrée est gratuite, et je dédicacerai Forgotten Generation et Terreur Noire. Ne manquez pas cette opportunité de venir me voir ou de voir les autres auteurs, ceux qui font des albums cartonnés. Plus d'infos sur le site officiel : http://bdlire86.free.fr/cariboost1/

Venez nombreux !

dimanche 8 janvier 2017

Bonne année 2017 !

Que cette nouvelle année soit la meilleure possible pour tout le monde (sauf pour certains candidats à la présidence de la République et leurs supporters, parce qu'il y a des limites, quand même) !

Cette année, je n'ai pas mis les personnages de Dark Fates à l'honneur, pour une fois. La carte de Noël représentait déjà Claire Djarvick (regardez dans les publications de décembre 2016, vous verrez), alors bon, il faut bien varier. Surtout que j'ai fait cette carte non seulement pour moi, mais pour Arcadia Graphic Studio, en choisissant toutefois un personnage qui n'est apparu dans aucune BD pour l'instant. 

Les fidèles de ce blog l'auront deviné, il s'agit de Die Letzte, ma tarzanide rousse et allemande, créée en 2010 sur la dernière feuille du bloc de papier qui m'a fidèlement servi pendant 8 ans (parce que je n'ai pas toujours été très productif en dessin au début du siècle). 

J'avais annoncé à mi-mot (enfin, "annoncé", c'est un peu trop, disons plutôt "insinué") la publication de ses origines dans un Forgotten Generation présente, un projet qui était pensé comme un pendant miniature à Forgotten Generation, dans un format de 5,5 cm par 10 cm. Le but était de proposer des petites histoires différentes vendues dans des petites boîtes surprises, un concept qui a tellement plu à Maxime Saint Michel qu'il a élaboré plusieurs synopsis pour étendre le Madwhite Universe sous ce format. Ça, c'était en 2012. Au final, nos histoires n'ont jamais été finies, et les origines de Die Letzte restaient encore un mystère.

2014 arrive, avec son renouveau d'idées pour Forgotten Generation, dont mon idée de proposer un webcomic Die Letzte contre Fantomah, car j'avais toujours dans l'optique de terminer le récit de ses origines. Originellement prévu en quatre pages pour le printemps, le projet a été interrompu on ne sait comment alors que tout était déjà fait (sauf le lettrage). Puis les planches se sont éparpillées, et la quatrième se perd. 

Décembre 2016, c'est le début officiel du travail sur le nouvel épisode de Dark Fates. Un truc ambitieux, donc vachement dur à produire. D'où un blocage temporaire. Et puis j'avais commencé à réunir les pages de Die Letzte contre Fantomah. Et ne retrouvant toujours pas la dernière, je me suis dit "Autant la refaire complètement". Et là, je me suis retrouvé à allonger l'histoire, en crayonnant pas moins de quatre pages ! Alors, certes, ça donne une histoire de sept pages en tout, mais j'ai éprouvé une certaine facilité à y arriver, tellement que ça m'a remotivé à retravailler sur Die Letzte et recommencer l'histoire de ses origines, cette fois racontées au format A4.

Voilà, ça veut donc dire que Die Letzte est de nouveau sous les feux de la rampe pour cette nouvelle année. Elle aura au moins deux récits à son actif en 2017, pour parution dans... Forgotten Generation ? Peut-être pas. Restez à l'affût, parce que ce sujet va être bientôt au cœur de l'actualité. (bon, pas celle avec un grand A, mais je pense que vous aurez compris)
 

dimanche 25 décembre 2016

lundi 28 novembre 2016

Terreur Noire est arrivé !

Terreur Noire © Arcadia Graphic Studio
Couverture d'Alex Schomburg, mise en page par Florian R. Guillon
Et là, comme un ange de lumière, le voici qui se révèle au grand jour, magnifique comme jamais, à jamais magnifique, portant à lui seul le métal doré de "l'Âge d'Or" dont il se réclame.

Pendant longtemps, Terreur Noire a été un projet un peu maudit, parce que sa conception première remonte à l'été 2014, et l'envie de le faire à bien plus avant. Parce que pour s'engager dans un projet comme ça, il faut vraiment le vouloir et être passionné. Si t'as pas la passion, ça marche pas, il faut vraiment aimer la bande dessinée de l'époque. Et bien évidemment, il faut avoir un bon niveau dans les deux langues si on compte traduire, ça va de soi.

Mais tout a vraiment commencé avec le personnage de Red Ann, quand j'écrivais Esprit Vengeur. Je ne vais pas revenir sur la genèse de ce projet, mais en tâchant de calquer ma composition d'équipe sur celle du film Avengers, je me suis rendu compte qu'il me fallait un personnage féminin sans pouvoirs pour remplacer Black Widow, et pourquoi pas issu du domaine public. C'est là que je suis tombé sur Red Ann, justicière alliée de Black Terror dans un seul épisode, et jamais revue par la suite (du moins canoniquement, parce qu'on en voit une version très très différente dans le moderne Black Terror de Dynamite). Le personnage m'a fait une impression durable dans cette dizaine de pages, et j'ai imaginé comment lui faire reprendre du service. Mais c'est une autre histoire. Et l'originale, elle est signée Jerry Robinson et Mort Meskin, deux dessinateurs de comics parmi les plus doués dans ceux qui n'étaient pas les plus en vue. De plus, on avait déjà publié du Jerry Robinson dans Forgotten Generation, à l'initiative de mon ami Fabien qui a traduit Atoman.

Au moment de rassembler tous les épisodes produits par le duo Robinson-Meskin, je me suis rendu compte que deux avaient déjà été publiés (en couleurs, qui plus est) par Univers Comics dans la revue Golden Titans. Pendant longtemps, je n'ai pas voulu les retraduire moi-même afin de ne pas être influencé par la traduction de Jean Depelley, mais finalement j'ai dû me résoudre à le faire, et ça va, nos travaux sont bien différents l'un de l'autre. Puis vint le passage en noir et blanc, le nettoyage des planches, puis la traduction en elle-même, qui resta longtemps en suspens après six épisodes.

L'été 2014, c'était aussi la restructuration de Forgotten Generation, avec tout le fanzine refait à neuf. J'ai donc laissé un peu Terreur Noire de côté, le ressortant à mes moments libres, quand Forgotten Generation n'avait pas trop besoin de moi. Ne voulant pas me précipiter, j'ai consacré la plupart de mes efforts au fanzine. Et comme on s'est retrouvés à court de matériel pour le numéro 2, j'ai donc décidé de précéder la sortie de l'album par la première version française des origines de Black Terror.

Sauf qu'est arrivé l'été 2016, où, alors en vacances, je découvre un projet Black Terror annoncé par un concurrent ! Je diffuse alors vite la couverture du mien pour officialiser auprès du grand public qu'Arcadia allait publier l'anthologie Robinson-Meskin, puis le boulot de traduction a continué, et j'informe le public à chaque étape, alignant les partages Facebook sur de nombreuses pages, pour découvrir finalement un peu plus tard que le projet concurrent annoncé au départ comme une reprise des tout premiers Black Terror (et plagiant allègrement la mise en page de l'encyclopédie Black Terror de Blue Monkey Studios) avait finalement changé pour faire la part belle... au duo Robinson-Meskin, soit exactement la période que j'avais choisie ! Et évidemment, c'est arrivé après la description par le menu du mien... Je ne vois pas ça comme un hasard, surtout sur une offre de 176 épisodes. Toujours est-il que ça m'a poussé à finir le travail aussi vite que possible.

Et c'est finalement le 17 novembre 2016 qu'est enfin arrivé en ligne Terreur Noire 1948-1949 : l'intégrale Robinson-Meskin (ça s'achète sur lulu.com), réalisé de A à Z par mes petites mains. Et l'ouvrage connaît un petit succès, puisqu'il est aujourd'hui numéro 1 des BD et romans graphiques sur Lulu !

Alors évidemment, je ne vais pas me reposer sur mes lauriers, puisque je vois tout ce qui est perfectible dans mon travail. Je vais donc faire en sorte que le prochain album soit encore meilleur !









Et d'ailleurs, si vous le souhaitez, vous pouvez suggérer son contenu, vu qu'il n'est pas encore fixé. Néanmoins, ce ne sera pas pour tout de suite, puisque la prochaine sortie d'Arcadia sera Forgotten Generation 4 !

mardi 13 septembre 2016

Summers' End


Du lard, du cochon, des dollars, du torchon ?

Admirez déjà le superbe jeu de mots du titre de ce billet, qui nécessite un niveau basique d'anglais pour être compris, et aussi un peu de culture pop. C'est bientôt la fin de l'été, et à en juger par le vent qui souffle sur ma peau nue (enfin pas complètement), l'été n'est pas au courant qu'il touche à sa fin. Il est même bien à fond, ce con-là !

Comment dire ? L'été, j'aime pas. J'aime pas transpirer alors que je ne fais rien d'autre que respirer. J'aime pas avoir à changer de t-shirt à chaque fois que je sors. Mais il y a quand même un truc que j'aime bien l'été, c'est les vide-greniers.

Et la transition est ainsi toute faite pour parler de trouvailles faites en vide-grenier, et expliquer le titre. Il se trouve qu'en ce mois d'août, j'ai mis la main sur un de ces films que seul quelqu'un à la curiosité morbide oserait avoir (ou alors un fan hardcore, ou un chroniqueur de Nanarland) : Buffy, tueuse de vampires.

Car oui, le concept n'est pas arrivé comme ça à la télé par l'opération du Saint Esprit. Non. Joss Whedon, le créateur-scénariste, a d'abord vendu le scénario à Hollywood pour faire un film et montrer que la blonde adolescente nunuche et pom-pom girl peut être autre chose que la victime dans un film d'horreur. On a donc un film qui mélange comédie ado et film fantastique (j'hésite à dire épouvante-horreur) où dans les faits, Buffy Summers, blonde/pom-pom girl/populaire/petite amie du quaterback de l'équipe du lycée, reçoit la visite de Merrick Jamison-Smythe qui lui annonce qu'elle est la dernière d'une longue lignée de Tueuses. Jusque-là, tout va bien.

Sauf que... Le studio a décidé de faire du film un truc bizarre qui réjouira le nanardeur, une espèce de comédie mal branlée où les acteurs, même les plus confirmés Rutger Hauer, Donald Sutherland et Paul Reubens, jouent à des moments de manière tellement stupide qu'on se demande si c'est du lard ou du cochon. Et pourtant, ces défauts rendent le film suffisamment savoureux pour qu'on regarde jusqu'au bout, même si l'adaptation française ajoute une couche de n'importe quoi dont se délectera le cinéphile déviant.

Bref, pour qui voudra retrouver l'ambiance de la série, ça risque de faire mal. Mais pour qui aime les plaisirs coupables et est capable de prendre du recul, ça peut valoir le coup. On apprend par Nanarland qu'il existe un DVD français proposant uniquement la VF, ce qui est juste, mais il existe aussi un DVD sorti aux éditions Atlas qui propose plusieurs langues (et des tout petits bonus). Cette édition-là est contemporaine de la sortie en DVD unitaires dans les kiosques de la série Buffy contre les vampires et faisait partie des cadeaux d'abonnement.

Mais quittons maintenant le prototype et projetons-nous dans l'univers (re)défini en 1997 à la télé. La série est un carton, et 7 saisons seront diffusées, le mythe s'étendant à la littérature, à la bande dessinée et aux jeux vidéo.

C'est donc en novembre 2000 que sort le jeu qui nous intéresse, à savoir Buffy The Vampire Slayer sur Game Boy Color. La portable de Nintendo est proche de la retraite, mais ne le sait pas encore. THQ et Fox Interactive nous livrent donc une aventure de Buffy qui combat des vampires pendant la semaine multiculturelle du lycée de Sunnydale, 8 niveaux entrecoupés de scènes de dialogues entre Buffy et ses amis.

Le jeu est donc un prétexte à buter du vampire en un contre un, c'est donc un beat'em all limité dont le principe me rappelle celui de Power Rangers The Movie sur Game Gear en son temps (1995). Malheureusement, si cinq ans séparent les deux jeux, ce n'est pas à l'avantage de la Tueuse. Les graphismes ne sont pas très beaux, l'animation est tout juste correcte et la musique ne donne pas envie de dépenser de la batterie pour elle. Le jeu est plutôt répétitif : un vampire surgit, on le bourre de coups jusqu'à ce qu'il tombe et on l'embroche, et ainsi de suite jusqu'à la fin du niveau. Soyons honnêtes, on a déjà joué à bien mieux sur Game Boy (couleur ou pas), mais ça défoule un peu le temps de faire un niveau.

Assurément pas un achat indispensable, sauf pour les fans de la série qui sont encore équipés.


lundi 12 septembre 2016

Long time no see

Savage Dragon by and © Erik Larsen
"Quoi ? Florian décide de relancer son blog ? Il faut l'empêcher d'agir !"















Je crois que tout le monde a commencé à se faire au rythme irrégulier de ce blog. Du moins pour ceux qui le lisent. Ceux qui ne le lisent pas, par conséquent, ne peuvent pas savoir. Tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu'ils ratent.

Quoi de neuf depuis la dernière fois ? Eh bien le début du mois de juillet m'a bien crevé, mais j'ai eu la possibilité de changer d'air pendant une dizaine de jours, ce qui a été plus que bienvenu si on considère que je n'avais pas pris de vacances depuis 2009. Puis après un festival où on m'a carrément sorti un gros "Ma fille dessine aussi, et de ce que je vois ici, elle est très très calée", sous-entendu "Mec, ma fille de 15 ans a plus de talent que toi". Autant j'accepte qu'on fasse des trucs mieux que les miens, autant me faire dénigrer mon travail par un type convaincu que sa fille est la Xe merveille du monde, je trouve ça purement et simplement déplacé et je prends ça comme une insulte. Surtout qu'il a ramené sa fille pour me faire un dessin, et que le résultat était... un dessin d'une fille de 15 ans au plus. Et pas du genre impressionnant comme j'ai pu en voir sur deviantArt. Heureusement que je suis diplomate, et très très calme.

Ajoutez à ça un public généralement peu enclin à acheter des fanzines, et vous imaginez que l'expérience aurait pu être meilleure. Heureusement que le public s'est un peu réveillé le dimanche après-midi, et que j'ai pu retrouver quelques têtes connues qui m'ont aidé chacune à leur manière (mention spéciale pour mes amis cosplayeurs qui m'ont fait de la pub au micro, je saurai m'en souvenir). Promis, les amis : au prochain festival, je sors l'ordi portable et je vous balance une flopée d'images de ouf !

Mais au prochain festival aussi, j'aurai un nouveau produit à présenter et à défendre : la tant attendue anthologie Terreur Noire, consacrée aux épisodes de Black Terror réalisés par Jerry Robinson et Mort Meskin ! Un bouquin qui devrait bien faire ses 120 pages, et que je ne peux imprimer qu'en noir et blanc à la demande, parce que je préfère que l'argent d'Arcadia Graphic Studio passe dans la réalisation de Forgotten Generation. L'album sera une carte de visite géante mettant en avant mes compétences, puisque j'assure la traduction, le lettrage et la mise en page. Ça peut sembler très égocentrique, mais tout le monde me pousse à me mettre en avant depuis mon exposition, et puis ça étoffe mon CV.

Mais pourquoi ce choix ? Pour plusieurs raisons. Tout commence avec mon ami Fabien et le magazine Golden Titans. Pour Forgotten Generation v1 2, Fabien a décidé un jour de choisir de traduire le premier épisode d'Atoman, de Jerry Robinson (alors encore vivant). J'ai appris par la suite l'existence d'un deuxième épisode (retrouvé seulement très récemment et publié dans Forgotten Generation v2 3 - à commander à l'adresse suivante : http://arcadiagraphicstudio.blogspot.fr/p/blog-page_8235.html). Quant à Black Terror, ce sont messieurs Fred Tréglia et Jean Depelley qui l'ont introduit en France dans la défunte revue Golden Titans, avec justement des épisodes de Jerry Robinson. Cependant, ma décision de publier l'intégrale Robinson-Meskin a bien plus à voir avec mon envie de découvrir les œuvres du défunt co-créateur de Robin qu'avec cette première publication française, puisque j'avais tout simplement oublié quels épisodes étaient concernés ! Puis l'idée a fait son chemin, et à l'été 2014, parallèlement à la refonte de Forgotten Generation, je commence à traiter les planches pour du niveau de gris et à faire les traductions.

Mais s'il n'y avait que ça... Eh bien non, car j'ai découvert le personnage de Red Ann en 2011-2012, et je suis tombé sous le charme, à tel point que j'ai décidé de l'inclure dans le webcomic Esprit Vengeur. Ne pas publier sa première apparition aurait été une idée un peu stupide.

Bref, pour toutes ces raisons, je me suis lancé, travaillant en parallèle de Forgotten Generation et des autres projets pour l'annoncer quand le temps sera venu. Et comme un nouvel arrivant a annoncé vouloir publier du Black Terror, il a bien fallu que j'annonce finalement le projet à la face du monde après l'avoir officiellement présenté à l'association et à ses membres.

Avec ça plus un nouveau Forgotten Generation, et une nouvelle possibilité d'exposition dans un endroit différent mais que je ne peux pas annoncer prématurément, j'espère bien pouvoir éviter la comparaison avec une fillette de 15 ans.

Quant à la première image qui illustre ce billet, elle est tirée du comic-book Savage Dragon, BD d'action/super-héros menée de main de maître par le seul Erik Larsen depuis plus de 20 ans. Un univers qui évolue avec le temps, mais qui n'a jamais fonctionné en France. Je trouverai le moyen d'en parler dans un prochain billet, ici ou sur Comixheroes.